Pannes répétitives d’ascenseurs…

21 octobre 2007

Lettre à M. Alain NIGON, Délégation de Nanterre de l’OPDHLM 92

Monsieur,
Des pannes répétitives d’ascenseurs nous ont amené à faire régulièrement appel à vos services depuis le mois de mai 2007. Malgré nos nombreux contacts concernant le non-fonctionnement ou la dangerosité de ces ascenseurs, les problèmes persistent.
Nous vous demandons de bien vouloir nous faire un exposé des propositions d’aménagement consécutives aux différentes interventions. Nous souhaitons être informés sur la situation actuelle pour tous les ascenseurs et plus précisément pour ceux du 136 rue S. Allende.

En ce qui concerne le 136, rue S. Allende, même si l’on tient compte des actes de vandalisme à intentions criminelles que notre association a su dénoncer, nous constatons que cela ne justifie pas les faits tels que :
- le petit ascenseur avait été annoncé comme devant être bloqué durant les 6 semaines nécessaires à sa réfection – cela fait plus de 5 mois qu’il est à l’arrêt.
- Le grand ascenseur est lui pendant ce temps là sur exploité. Il tombe en panne jusqu’à trois fois par jour, bloquant les locataires jusqu’au 17ème étage dans leur logement, ce qui est dramatique pour les locataires en général, mais extrêmement douloureux pour les mamans avec enfants, et surtout pour les personnes âgées et les handicapés à mobilité réduite.
Vous nous avez indiqué que vous réunissez Jeudi 18 octobre 2007 tous les techniciens et les entreprises ascensoristes chargés de ces ascenseurs afin de faire enfin cesser ce véritable scandale que l’on fait vivre aux locataires depuis trop longtemps.

Jean ZABLOT élu des locataires CGL a obtenu le 12 juillet 2007 qu’une société indépendante ECOMEX assure un contrôle technique et le suivi des prestations des travaux d’entretient complet des ascenseurs sur l’ensemble du patrimoine de l’Office. Quel est le résultat de ses analyses ? A quoi aboutissent ses interventions ? Nous vous demandons comment en sommes nous arrivés à cette situation inadmissible et quelles sont les mesures que désormais vous prenez afin que cela ne se renouvelle plus ?

Pendant ce temps (au 136 rue S. Allende) cette situation a coûté très cher aux locataires socialement et économiquement et surtout engendré des ennuis pour leur santé. C’est pourquoi nous vous demandons comme dédommagement financier de ne pas facturer au terme de l’exercice de 2007 les charges concernant le petit ascenseur qui ne fonctionne toujours pas. Nous estimons aussi qu’un remboursement proportionnel aux pannes constatées, c’est-à-dire d’au moins de 50% des charges sur le grand ascenseur serait honnête puisque depuis plus de cinq mois, douloureuse période, il n’a pas été fonctionnel plus d’un jour sur deux !

Nous vous demandons de faire figurer les déductions des provisions versées au moment de la présentation de la régularisation des charges 2007 que vous nous présenterez en 2008.


C’est la rentrée, le travail ne manque pas !

21 octobre 2007

Chers amis.

Votre association a eu durant la période des vacances une activité intense.

Ceci pour défendre des cas individuels de personnes menacées d’expulsion et qui ont été aidées, soutenues ou défendues par l’association filiale de la CGL 92 spécialisée dans ce domaine : « Un toit la vie ». Etant reconnue et agréée FSL cette association a été très efficace pour les locataires concernés. Le devoir de discrétion et de confidentialité ne nous permet pas d’en dire plus.

Les pannes à répétitions des ascenseurs nous ont sans cesse mobilisé. Hélas, ce chapitre est loin d’être terminé, puisqu’il faut parait-il (quand tout va bien) au moins six semaines d’immobilisation d’un ascenseur pour le mettre aux normes européennes. Il en sera au moins ainsi pour tous les autres ! Joyeuse perspective !

Pour la suite

Nous aurons à nous occuper d’une infinité de problèmes à résoudre pour la défense des locataires.
Nous n’évoquerons ici pour le moment que les plus importants.

La suite des travaux aura de quoi nous occuper longtemps encore durant : la réfection des terrasses, des halls d’entrées et des parties communes, de la pose du double vitrage, du changement des interphones et de l’électricité, comme de la pose des nouveaux radiateurs. Tout ceci avance, mais de manière désordonnée, ce qui laisse amers bien des locataires en attente de finition des travaux chez eux.
La réfection pour sécurité du parking de la résidence Egalité a enfin commencé. Pour combien de temps ?

Après l’avoir réclamé durant des années, nous aurons bientôt enfin la possibilité d’examiner certains points de fonctionnement que nous contestons sur l’eau et le chauffage.

Nous avons encore constaté des dysfonctionnements sur notre dernier relevé des charges d’eau qui se traduisent par des remboursements et d’importantes et étonnantes augmentations de charges.

Nous prenons rendez-vous pour le contrôle des charges de l’année 2006.

Nous subissons encore des dysfonctionnements dans la distribution du chauffage des logements.

A ceci s’ajoute avec La Poste de graves problèmes dans la distribution du courrier, etc.
Voici le programme chargé qui vous préoccupe et qui nous occupe toute l’année.


Les shadocks !

21 octobre 2007

( Lettre à Mme Nadia SPIESSENS, Directrice de l’Antenne de Nanterrede l’OPDHLM 92)

Madame la Directrice.

Nous avons le désagréable devoir de vous informer que les locataires ne supportent plus une situation qui a trop durée, et que vous n’ignorez sans doute pas.
Les locataires du 136, rue S. Allende ne supportent plus d’être considérés comme des Shadocks !
Sept responsables de différentes structures qui inspectent de manière contradictoire les ascenseurs, sans résoudre le moindre problème de fonctionnement est intolérables !!! Les locataires appellent « au secours ! »
C’est une situation tellement caricaturale qu’on se croirait aux « Guignols de l’Info ! »

Lorsqu’ils fonctionnent, les deux ascenseurs descendent aux niveaux parkings moins 1 et moins 2.
Pour se faire, le locataire doit utiliser dans la cabine d’ascenseur une clef pour descendre dans le parking.
Le grand ascenseur avec ou sans clef se bloque en permanence car trop utilisé depuis que le 11 juin 2007.
Le câble de la téléalarme a soigneusement été coupé net. Il n’y a donc plus d’alarme dans ce grand ascenseur, et plus aucune sécurité ! Il ne devrait donc plus fonctionner tant que la sécurité n’est pas rétablie.

Le petit ascenseur devait être mis aux normes européennes. Cela ne devait durer que 6 semaines.
Et bien non ! Les locataires Shadocks du 136, doivent toujours monter, monter, monter par l’escalier !!!

Quand 19 octobre 2007, le petit ascenseur (en partie rénové) est remis en route, le mécanisme devant recevoir la clef pour accéder aux parkings n’est toujours pas installé. Ceci tant que l’OPDH 92 n’est pas en possession des nouvelle clef à remettre aux locataires.

Encore une fois, pas une lettre, pas une affichette de la Délégation pour avertir les locataires concernés ! Personne n’est au courant de ce « détail » surtout pas les plus intéressés : les locataires !

Et, pendant ce temps là, les locataires qui ignorent tout de la situation introduisent leurs anciennes clefs dans la nouvelle serrure et bloquent ainsi la cabine. Amusant n’est-ce pas ? Les locataires n’apprécient pas cette nouvelle plaisanterie à leur dépend.
Et que font les ascensoristes Koné et les autres, les gardiens, la Délégation, et ECOMEX ?
Nous les voyons s’agiter, hélas sans aucun résultat.

Bravo, pour cette magnifique organisation qui va perturber la vie de tous les locataires des deux résidences Fraternité et Egalité durant des mois, le temps que tous les ascenseurs soient remis aux bonnes normes. Il faut absolument qu’à Levallois les responsables vous donnent tous les moyens de bien fonctionner.

Vous n’ignorez pas que les locataires sont excédés et vous demandent d’intervenir pour faire cesser cette situation révoltante et dangereuse.


Vente de logements sociaux par l’OPDHLM-92

21 octobre 2007

En 2006, l’Office a mis en vente, a titre expérimental, des logements sur les communes du Plessis Robinson (290) et Suresnes (130). Jusqu’ici, depuis 1994, il se contentait de vendre les pavillons et de petits immeubles.

Aujourd’hui, le bilan est le suivant : pour 420 logements proposés à la vente, 116 sont vendus, 49 dossiers sont chez le notaire, 29 lui seront prochainement transmis, 65 demandes d’acquisition sont en cours d’instruction, dont 25 demandes parvenues en 2007. L’Office estime qu’à l’occasion de cette phase d’expérimentation, 210 à 220 logements devraient être vendus ( environ 50%).
Il a donc décidé de lancer une deuxième vague de ventes massives, concernant les communes suivantes :
Le Plessis Robinson : 230, Suresnes (170), Garches (24), Yssy-les-Moulineaux (21), Meudon (9). Pour l’instant, pas de ventes prévues ailleurs.

Les logements de Nanterre n’entrent pas du tout dans les critères de ceux qui pourraient être vendus et donc ne seront jamais vendus.

Dans le même temps, l’Office poursuit les ventes dans les immeubles mis en copropriété lors de la première vague d’expérimentation, celles des pavillons (339, dont 95 au Plessis) et des logements situés dans les immeubles en copropriété antérieurement à 2006.

Avec 1289 logements vendus ou en vente en 2006-2007, l’Office va au-delà de son objectif initial fixé à 1000. On remarquera, qu’avec 520 logements concernés, Le Plessis Robinson occupe une place « privilégiée », soit plus de 12% du patrimoine de l’Office Départemental sur la ville (l’ensemble des ventes représentant environ 1/28ème du patrimoine total (28 300 logements).

La CGL n’oublie pas que le désir d’accéder à la propriété est légitime et que de nombreuses familles en sont exclues. C’est pourquoi elle a accepté le principe d’une vente modérée des HLM. Mais elle sait aussi que la demande est énorme, particulièrement en Ile de France (330 000 demandeurs, plus de 100 000 dans le 92 dont 20 000 à l’OPDHLM !) Or la construction de logements sociaux ne suit pas. Ainsi l’engagement de remplacer les logements vendus ne pourra probablement pas être tenu par manque de foncier.

Nous pensons qu’il convient donc d’observer, après cette deuxième vague, une pause des ventes tant que la conjoncture ne sera pas plus favorable.

Contrôle des prestations fournies par les entreprises d’ascenseurs

Voici l’un des résultats de l’action de Jean ZABLOT élu des locataires :
« Délais d’intervention plus ou moins longs, difficultés pour établir un diagnostic, tâtonnements pour effectuer une réparation, pannes à répétition, nous ne comptons plus nos interventions auprès des services de l’Office pour lui signaler les problèmes posés par le fonctionnement des ascenseurs. Tout se passe souvent comme si les grandes sociétés d’ascensoristes, disposant d’un quasi monopole, faisaient ce qu’elles veulent, sans avoir de compte à rendre à quiconque, surtout pas à leurs clients, jugés sans doute incompétents.

C’est pourquoi, en septembre 2005, j’ai proposé en Conseil d’Administration, le recours à un organisme indépendant, impartial et compétent, capable d’exercer un contrôle effectif complet et fiable des installations et des problèmes qu’elles posent, d’établir le diagnostic de l’origine des pannes, de définir les travaux à effectuer et de fixer le délai impératif d’intervention. Capable surtout, de contrôler le sérieux et l’efficacité des prestations fournies par les ascensoristes.

C’est donc avec une grande satisfaction que j’ai voté la délibération du CA, en date du 12 juillet dernier, autorisant la passation d’un marché relatif à la mise en place du contrôle technique et du suivi des prestations techniques des travaux d’entretien complet des ascenseurs sur l’ensemble du patrimoine de l’Office. L’entreprise retenue est la société ECOMEX qui devrait pouvoir intervenir rapidement en cas de dysfonctionnement dûment constaté. Désormais, l’Office s’est donné les moyens d’exiger des prestations correctes et d’améliorer de façon certaine le fonctionnement des ascenseurs sur tout son patrimoine. Nous ne pouvons que nous en féliciter si, bien sûr, le système fonctionne comme prévu ».

Changement de statut de l’OPDHLM-92

Conformément à l’ordonnance du 1er février 2007, le C.A. du 8 juin a décidé la transformation de notre Office en « Office Public Départemental de l’Habitat des Hauts de Seine ». Ce changement de dénomination correspond à un changement profond du statut de l’établissement, qui devient un E.P.I.C. c’est-à-dire, un établissement public à caractère industriel et commercial.

Ses compétences sont élargies, il dépend toujours du département et reste, pour l’instant, soumis au régime de la comptabilité publique. Mais la composition de son conseil d’administration est considérablement modifiée et, si le nombre des administrateurs augmente, la représentation des locataires diminue (1/6ème, contre 1/5ème aujourd’hui.) et l’on peut craindre un effritement de la notion de service public : la logique commerciale l’emportant sur le caractère social, le locataire ne risque-t-il pas d’être peu à peu considéré comme un client et le logement comme une marchandise ?

Les locataires et leurs associations devront donc être particulièrement vigilants.