Lorsque les locataires subissent des pannes d’ascenseurs, nous ne cherchons pas des coupables ni des boucs émissaires mais comment ces pannes se sont produites afin de trouver les solutions pour qu’elles ne se reproduisent plus. Ce qui ne retire en rien à l’obligation de responsabilité citoyenne de chacun.
Si nous avons déjà identifié plusieurs responsables potentiels concernant chacune des pannes d’ascenseurs subies par les locataires qui peuvent être : l’OPDH 92, les ascensoristes, les sociétés démontant les ascenseurs, les sociétés montant les nouveaux ascenseurs, les réparateurs des ascenseurs, nous n’oublions pas que cela peut être également du à la mauvaise utilisation des usagers.
Notre Association CGL ne se moque ni des locataires, ni de la Délégation de Nanterre quand elle indique qu’un nombre important de locataires ne sait pas lire ! Ce nombre important ne peut donc pas lire les consignes d’utilisation des ascenseurs. Contrairement à notre demande répétée, les gardiens n’ont aucune consigne d’information à ce sujet, ni écrite ni orale, à destination des locataires.
Mardi 19 février 2008 à 17 h au 60 boulevard de Pesaro encore une fois le seul ascenseur disponible (le tout neuf) est tombé en panne. Cinq personnes âgées de 71 ans à 92 ans (dont une appareillé d’un pacemaker) sont restées bloquées jusqu’à 20 h 40 dans le hall d’entrée ainsi que des mères de familles ayant des landaus.
Notre Association a distribué des chaises pliantes pour faire patienter ces vieilles dames dont la plupart parlent très mal ou pas du tout le français. Leur digicode d’appel n’est pas bien branché. Elles sont plusieurs fois restées bloquées dans l’escalier de secours en appelant à l’aide. Elles ont souvent du attendre longtemps qu’un voisin pourtant dévoué comprenne enfin la nature exacte de leurs appels au secours ! Par exemple : pour progresser dans l’escalier, elles avaient un besoin urgent qu’on aille chez elles leur chercher un médicament adapté ! Cette fois-ci elles ont préféré attendre dans le hall d’entrée le réparateur de KONÈ assises sur les chaises prêtées ce soir là par notre association.
Mais qu’est-ce qui avait mis durant 3 heures et 40 minutes, cet ascenseur en panne ? Le responsable en était un fil plastique orange destiné à fermer un sac poubelle qui, durant les montées et descentes, s’était envolé pour aller s’enrouler autour du système de sécurité de fermeture de la porte au 13ème étage.
Si l’Association CGL ne demande pas au réparateur la cause de la panne, personne n’est au courant, personne ne peut prévenir les locataires et la panne va se reproduire indéfiniment !
Le réparateur KONÈ nous a indiqué que plusieurs pannes étaient dues à des objets laissés dans la cabine tels que : mégot de cigarette, papier de bonbon, résidu d’ordure, prospectus et papiers en tous genres, urine, morceaux de jouets, emballages plastiques, etc. Tout ceci faisant intervenir les cellules électromagnétiques en situation de blocage de sécurité
Il est étonnant que ce type d’information soit réservé au seul bailleur, sans en informer les usagers.
Aussi, l’Association CGL des résidences Fraternité et Egalité demande que lui soit communiqué le rapport recensant la nature de chaque panne que fournit régulièrement KONÈ afin qu’elle puisse en avertir elle-même les locataires autant de manière écrite qu’orale.

Ils sont beaux ces nouveaux ascenseurs et en plus ils parlent pour indiquer les étages