Le roi de France à Paris emprisonnait à vie sans aucune raison ni procès ceux qui le gênaient dans sa prison réputée imprenable « la Bastille ». Le 14 juillet 1789, au nom des valeurs républicaines, le peuple parisien a pris les armes pour assiéger, combattre, prendre et détruire cette odieuse prison royale.
Fraternité, Egalité, Liberté sont les valeurs universelles de la République française qu’il faut savoir construire et défendre chaque jour.
Ces valeurs républicaines sont symbolisées par trois couleurs liées : le Rouge de la Fraternité, le Blanc de l’Egalité, le Bleu de la Liberté.
Adoption du drapeau national non pas le 17 juillet 1789, mais le 24 octobre 1790. Ceci est l’ordre originale des couleurs de la nation durant la révolution et tant que durera la monarchie constitutionnelle jusqu’au 10 août 1792.
Il s’agit de 3 marches pour élever la condition de l’humanité.
La première en est le socle et le fondement : c’est la Fraternité.
Si une personne tombe à terre en perdant son sang, sans rien savoir d’elle, la Fraternité m’invite à lui offrir immédiatement mon sang pour lui sauver la vie. Une fois que cette personne est sauvée, je peux en suite lui demander s’il s’agit d’une femme ou d’un homme, d’un athée ou d’un croyant, si elle est du même pays ou du même parti politique que moi, si elle est semblable ou différente de moi, si elle partage ma culture ou de mes aspirations ?
La seconde marche d’élévation républicaine est : l’Egalité.
La nature ayant fait les citoyens tous différents en taille, force, fortune et santé, mais tous égaux devant la mort ; pour empêcher que cela donne prétextes à des guerres civiles, l’Egalité nous invite à sortir le drapeau blanc qui arrête les conflits fratricides. Ceci afin de construire les outils de l’Egalité des Droits du citoyen que sont : l’Hôpital, l’école laïque, le service public, la Sécurité Sociale, etc.
La troisième marche d’élévation des valeurs universelles républicaine est : la Liberté.
Si l’on a bien construit de la manière indiquée les deux marches précédentes nous pouvons enfin atteindre le bleu infini du ciel de la Liberté.
Tels étaient bien, dès la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, le concept fondateur révolutionnaire et l’ordre des valeurs universelles républicaines françaises définis par les philosophes qu’on appelait alors les lumières.
La première république du 27 septembre 1792 conserve l’ordre des couleurs, jusqu’au Décret du 27 pluviôse an II (15 février 1794) date à laquelle l’ordre des couleurs est inversé à la demande de la marine. En effet dans cet ordre les couleurs de la république se confondaient à celles de la marine brittanique qui existaient déjà bien avant 1789. Mais l’ordre d’élévation des valeurs universelles républicaines que ces couleurs symbolisent, lui, ne bouge pas. Depuis cette date l’ordre des couleurs du drapeau reste inchangé.
Drapeau français de la monarchie féodale puis absolue de 987 jusqu’au 4 septembre 1791 |
Ensuite, Napoléon a mis le drapeau tricolore à la tête des troupes françaises républicaines, puis impériales sur tous les champs de bataille européens. A sa chute revint le drapeau royaliste à la fleur de lys.
En 1848 à la restauration de la République son gouvernement se posa la question de savoir s’il fallait garder le drapeau tricolore ?
C’est le poète écrivain, ministre des affaires étrangère Alfonse de Lamartine qui obtint que l’on conserva le drapeau tricolore lorsqu’il proposa pour qu’il n’y ait plus de confusion avec le drapeau impérial napoléonien, de rajouter en dessous de chaque couleur la valeur républicaine qu’elle représente. C’est ainsi qu’en se référant au drapeau, l’ordre des valeurs semblent s’être inversé en passant de Fraternité, Egalité, Liberté à Liberté-Egalité-Fraternité, pour s’inscrire au fronton de l’école laïque.
ATTENTION aux mensonges de la propagande : Cocarde n’est pas drapeau.
Les couleurs du drapeau né des valeurs de notre république universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen, et illustrant les niveaux de l’échelle des valeurs d’ascension vers la Liberté que représentent chaque couleur n’ont rien à voir avec les « contes et légendes » qui suivent la création de la cocarde tricolore portée et imposée par Louis XVI le 17 juillet 1789.
Ces raccourcis qui prêtent aux contes et légendes sont certes nés de faits historiques indéniables. Les parisiens révoltés, sans en demander la permission à l’Assemblée nationale (constituée d’élus monarchistes, d’élus ecclésiastiques et d’élus du peuple), ont pris, sans elle, la Bastille.
L’Assemblée Nationale prend peur de l’anarchie et de la colère des parisiens dont les couleurs sont le bleu et le rouge. Au lieu d’une cocarde le peuple en arme arbore comme Camille Desmoulins une feuille verte. Terrifiée par ces débordements, l’Assemblée Nationale va chercher à Versailles Louis XVI pour lui faire retirer les troupes royales concentrées sur le Champs de Mars (dont le drapeau français est blanc) et lui substituer la création d’une Milice Bourgeoise aux couleurs de Paris. Et comme on place le roi au cœur d’un Paris révolté, pour calmer la rage du peuple, on met la couleur blanche du roi au cœur d’une cocarde bleu et rouge.
Bonnet phrygien arborant la cocarde tricolore |
Fusilier de la Garde nationale, 1791 |
Drapeau de la ville de Paris |
Comme vous pouvez le voir sur ce bonnet phrygien le blanc est prisonnier du bleu et rouge (alors qu’aujourd’hui le bleu est au centre).
Dans ces conditions si cette cocarde devait se traduire par un drapeau il devrait être bleu, puis rouge et blanc, ou blanc, puis rouge et bleu.
A la demande de l’Assemblée Nationale et de Lafayette, Louis XVI met la cocarde tricolore à son chapeau et l’impose immédiatement à la milice bourgeoise parisienne à qui l’on donne pour mission de contenir les débordements du peuple.
Si le drapeau français est blanc, celui personnel des rois capétiens est déjà depuis des siècles rouge, blanc et bleu en haut et bleu blanc rouge en bas. Ici sur l’illustration le drapeau du roi de France est frappé d’une croix blanche de Saint André pour Le colonel du Régiment de Gardes Françaises, le colonel général des Suisses.
Drapeau personnel durant des siècles de chacun des rois capétiens de France |
Le sacre de Philippe-Auguste dans les Grandes Chroniques de France XIVe siècle, qui retracent l’histoire des rois de France. Les enluminures ont une bordure tricolore pour les rois capétiens. |
Comme il croit alors naïvement qu’avec cette cocarde on lui demande d’arborer ses propres couleurs, Louis XVI ne s’y oppose pas.
Mais à Versailles la noblesse comprend aussitôt qu’en fait Louis XVl vient d’endosser et d’officialiser l’ordre et les valeurs d’élévation de la république universelle définie par l’ensemble des philosophes des lumières participant à la rédaction de l’encyclopédie de Diderot et Dalembert.
L’interprétation réductrice liée à la cocarde de l’origine et du sens des couleurs du drapeau de république française portée « en sacro-sainte vérité historique », a en fait été créé et véhiculé par la suite par les idéologues qui ont rédigé en image d’Epinal les cahiers d’histoires de notre école laïque.
Ce raccourci orienté a été crée au moment de la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905 pour indiquer qu’au départ le peule n’était pas hostile à une Monarchie Constitutionnelle, plaçant le roi au centre, entouré des couleurs du peuple de Paris. Ce qui selon les rédacteurs propagandistes de nos livres d’histoires de nos écoliers justifie que par la suite les révolutionnaires aient eu toute légitimité à couper la tête de Louis XVI, puisqu’il avait trahi son engagement à la cocarde républicaine.
Dénonçons cette légende absurde qui voudrait faire croire que le drapeau d’une république universelle soit le fruit d’une cocarde parisienne : Le cocardier s’oppose farouchement à l’universel !
En effet, comment Maximilien de Robespierre, Georges Jacques Danton, Louis Antoine Léon de Saint- Juste, Camille Desmoulins auraient-ils permis que la couleur royale persiste au milieu de celles du peuple au moment où ils coupaient la tête du roi pour créer la République ?
Les mêmes révolutionnaires du temps de la terreur guillotinaient le citoyen qu’ils traitaient en « cidevant » pour des idées moins subversives que celle-ci !
La vérité historique est bien étonnante, pour vous en rendre compte consultez l’un des sites informatiques qui explique tout ceci dans le détail (mais il y en a bien d’autres).
Votre association CGL des résidences Fraternité et Egalité a (dans ses pratiques) fait sienne ce sens d’élévation de ces valeurs universelles de la République française. C’est pourquoi nous avons organisé de manière conviviale, des petites animations autour d’elles pour ces jours de fête des 13 et 14 juillet 2008.
Publié par frategal 



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