Chaque année les projets de loi se succèdent :
- 18 janvier 2005 : loi de programmation pour la cohésion sociale,
- 13 juillet 2006 : loi portant engagement national pour le logement,
- 5 mars 2007 : loi instituant le droit au logement opposable et portant diverses mesures en faveur de la cohésion sociale,
- Année 2008 : projet de loi de mobilisation pour le logement.
Toujours des promesses d’avenir meilleur, pourtant nous ne voyons rien venir.
Les enjeux sont majeurs : des loyers qui se sont envolés représentant le premier poste des dépenses de l’ensemble des ménages français, des charges qui augmentent sans cesse, une offre de logements sociaux insuffisante pour assainir le marché, des expulsions en hausse constante et des relogements qui se font attendre…
Une fois encore, le rendez-vous est raté :
On nous propose de réduire les délais en matière d’expulsion, de revenir sur le maintien dans les lieux des locataires du parc social, de reculer sur l’exigence des 20 % de construction de logements sociaux…
Ce projet ne propose :
Aucune mesure pour rendre le parc privé accessible.
Aucune mesure pour réduire le budget logement de l’ensemble des Français.
Aucune mesure pour diminuer le nombre d’expulsion.
Aucune mesure pour éviter les ghettos.
Alors qu’il demande aux bailleurs sociaux et au 1% logement de se mobiliser, l’Etat se désengage de manière historique, sans rien demander au secteur privé, aux assurances, aux administrateurs de biens qui sont pourtant ceux qui profitent le plus de la crise.
La Confédération Générale du Logement est consternée par ce nouveau projet à l’intitulé séducteur qui ne répond pas aux vraies questions du logement.
(Communiqué de presse de la CGL)

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