Notre ami Christophe HUBARD, nous communique (*1)

13 septembre 2018

Sauvez MAMIE NOVA à Maromme !

Près de Rouen, les salariés de Novandie (Mamie Nova) font circuler une pétition contre le plan social.

https://www.paris-normandie.fr/rouen/pres-de-rouen-les-salaries-de-novandie-mamie-nova-font-circuler-une-petition-contre-le-plan-social-CE13427353?utm_referrer=

Publié 21/07/2018 17:34

Mise à jour 22/07/2018 12:02

 

Beaucoup de clients venant faire leurs courses à Super U ont accepté de signer la pétition des salariés de Novandie avant d’entrer

Les salariés de Novandie (Mamie Nova), à Maromme, se mobilisent pour alerter sur le plan social en cours dans leur entreprise.

Écœurés mais pas résignés. Après l’annonce fin juin d’un plan social à la rentrée, les salariés de Novandie (spécialisés dans les yaourts brassés des marques Mamie Nova, Bonne Maman, du groupe Andros) à Maromme se mobilisent. En attendant des actions plus musclées à la rentrée, ils étaient samedi matin 21 juillet 2018 devant Super U, rue des Martyrs, non loin de leur usine, pour distribuer des tracts et faire signer leur pétition dénonçant le plan social. Celui-ci prévoit 63 postes supprimés à l’usine et 53 au siège social, toujours basé à Maromme.

« C’est un honneur de les soutenir »

« C’est un honneur pour moi de les soutenir car mon mari a eu sa première chance [sic] de travailler à Novandie », raconte une Marommaise, habitant à quelques pas du supermarché. Certains restent discuter plus longtemps avec les salariés. « Ça me rappelle Vallourec », lance Arnaud, qui a connu le plan social de 2016 de l’usine de Déville-lès-Rouen. Il a pu rester salarié en changeant de poste. « C’est le même discours, il faut réduire les coûts et au final ce sont les salariés qui en pâtissent. Je ne pense pas que le groupe Andros soit en déficit total », glisse-t-il, dans un sourire. Pour Ludovic, Marommais, comme pour beaucoup d’autres, une part du patrimoine industriel de la vallée du Cailly est sur le point d’être sacrifiée. « Depuis tout petit, je connais Mamie Nova, les produits sont bons. C’est dommage on a du mal à les trouver localement », relève-t-il.

« Depuis 1949, cette laiterie tient une place importante dans l’industrie agroalimentaire. Elle fait également partie du patrimoine industriel et culturel de la ville de Maromme », peut-on lire dans le tract reprenant le texte de la pétition. « D’après nous, cette usine est victime du choix incompréhensible du groupe Andros de refuser d’investir pour maintenir un outil industriel dans la région. Il y a du lait en abondance de haute qualité, un gros bassin de consommation et c’est là où est née Mamie Nova qui est aussi noble que Bonne Maman. »

Une pétition en ligne

Quelque deux cent cinquante signatures ont ainsi été récoltées en à peine deux heures. Elles viennent s’ajouter aux plus de 800 [ce samedi à 17 h] déjà recueillies en ligne (sur le site internet change.org « Pour sauver Mamie Nova Maromme »).

« Il n’y a pas de vaches dans la Beauce ! »

Le site de Maromme se prépare à devenir un simple atelier dépendant du site d’Auneau (près de Chartres), développé par le groupe. « Il n’y a pas de vaches dans la Beauce ! », pointe un syndicaliste CFDT présent samedi devant le supermarché. Il déplore le choix stratégique fait à l’époque par la direction de créer un site près de Chartres. « Leur seul argument c’est le volet logistique pour alimenter le bassin parisien, le plus gros marché. Mais entre Rouen-Paris et Chartres-Paris, il n’y a pas une grosse différence. Ça ne tient pas. » De même que les plans de la direction pour le site de Maromme post-plan social. « Il ne restera plus que deux lignes de production », indique Philippe Beaudoin, technicien de maintenance, salarié à Novandie depuis 29 ans. Le membre CFDT du Comité central d’entreprise est catégorique : « L’objectif sera de produire 38 000 tonnes par an. Avec deux lignes vous réalisez entre 32 et 34 000 tonnes à plein régime. Le compte n’y est pas. Et il ne faut pas oublier la maintenance, l’entretien, d’éventuels arrêts maladie… On a essayé d’être pragmatique, de calculer mais ce n’est pas possible. »

Un plan social aujourd’hui, « une fermeture demain »

Pour les salariés, la suite ne fait aucun doute : « Le projet qui nous est présenté aujourd’hui, s’il est maintenu, ce n’est ni plus ni moins qu’une fermeture demain. » Une décision d’autant plus difficile à accepter à l’heure où l’usine de Maromme était sur la bonne pente, avec un retour à l’équilibre prévu dans les deux ans.

Il y a 10 ans, le site de Maromme produisait 100 000 tonnes [la production actuelle du site d’Auneau, NDLR], avant l’ouverture du site près de Chartres en 2007 et la crise du secteur. « Le marché perd 10 % tous les ans », relève son collègue syndicaliste CFDT.

Crise des produits laitiers

Pour la direction de Novandie, le plan social se justifie à l’aune des difficultés du secteur. « Dans un contexte de forte baisse de consommation de produits laitiers qui a conduit à des pertes financières importantes pour l’entreprise, un plan de réorganisation de son activité s’imposait comme inévitable, communiquait la direction de Novandie, début juillet. Depuis dix ans, le marché des produits laitiers, notamment des yaourts, est en plein bouleversement », avec une « baisse de consommation » et donc « une surcapacité de production qui augmente de près de 40 000 tonnes chaque année. C’est la capacité d’une usine de taille moyenne qui devient inutile chaque année. »

Les syndicats estiment aussi payer pour des décisions prises en haut lieu. « Andros veut faire payer à Novandie la participation au « cartel du yaourt » qui amène à une amende de 35 millions d’euros alors qu’en tant qu’actionnaire il a forcément validé la démarche », dénonce Jean-Claude Amand, délégué syndical CFDT (notre édition du 4 juillet 2018). En 2015, onze fabricants de produits laitiers frais étaient condamnés par l’Autorité de la concurrence, pour une entente sur les prix et les appels d’offres.

Samedi, les salariés ont pu compter, une nouvelle fois, sur le soutien du Comité pour l’emploi de la vallée du Cailly, venu distribuer son tract, dans lequel il est fait mention (au même titre que la pétition des salariés) d’une attention toute particulière sur l’emprise foncière de Novandie à Maromme : « nous veillerons à ce qu’elle garde une vocation industrielle », et qu’elle n’accueille pas de nouveaux logements.

Christophe HUBARD

(*1) Rappel : Lorsque nous autorisons et publions une libre expression, cette communication n’engage la responsabilité que de son auteur.

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Le centre social du parc de Nanterre : « Parc en ciel » nous communique :

21 juin 2018

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Notre amie et voisine Hyeonsuk KIM (de l’Université de Paris 8 Vincennes) nous communique :

21 juin 2018

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Bonjour,

je vous transmets l’annonce du colloque international de Langarts 2018 et le jour de ma communication.

Colloque international Langarts :
L’instant et l’essence de l’inspiration à la croisée des arts et des cultures
27-29 juin 2018
INHA (Institut national d’histoire de l’art)
2 rue Vivienne Paris 2e

Cliquez sur ce lien :

http://langarts.hypotheses.org

 

Ma communication aura lieu le vendredi 29 juin à 15h, salle Walter Benjamin

« L’inspiration de l’invisible : à la rencontre des œuvres de Kim Yunsoo 김윤수 »

J’espère de vous retrouver entre les 27, 28 et 29 !

Je vous ci-joint l’affiche.

Bien à vous

Hyeonsuk KIM

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Que veulent dire les paroles de la Marseillaise ?

16 avril 2018

Libre expression donnée à Christian-Paul  LAÎNÉ

pour une page d’histoire :

Que veulent dire les paroles de la Marseillaise ?

 

Claude Joseph ROUGET de LISLE : La Marseillaise –

Créée à Strasbourg dans la nuit du 25 au 26 avril 1792, à la suite de la déclaration de guerre du roi à l’empereur d’Autriche. Elle était à l’origine baptisée « Chant de guerre pour l’armée du Rhin ».

 

Rendons justice à la Marseillaise, odieusement détournée

par les anti-républicains.

 

  • Non la Marseillaise n’est pas raciste !
  • Non « le sang impur » n’est pas celui des immigrés !
  • Non « le sang pur » n’est pas celui des racistes !
  • Non la Marseillaise n’est pas un chant guerrier !

 

« Le sang impur n’est pas celui des immigrés, mais celui des tyrans, comme ceux des criminels fascistes,  des génocideurs nazis, ou autres terroristes.

Lorsqu’au XVIIIème siècle ces paroles ont été écrites, même ceux qui ne savaient pas lire ou écrire, en comprenaient parfaitement le sens, puisqu’elles parlaient de leurs conditions de vie quotidienne. Pour s’exprimer, elles s’appuyaient sur des références culturelles qui proviennent de l’Antiquité et que personne alors n’ignorait.

Depuis l’antiquité, ce que l’on baptise « le sang pur » : c’est celui des innocentes victimes humaines sacrifiées en holocauste dans un but religieux.

 

Pratiqué au Néolithique et dans l’Antiquité par beaucoup de peuples (et sur tous les continents) pour effacer des péchés d’un peuple ; le mot holocauste provient du grec holokauston, qui signifie un sacrifice religieux pratiqué par l’égorgement pour recueillir le sang, et immédiatement entièrement le brûler par le feu.

Ce qui était pratiqué en immolant les prisonniers ennemis pour le lot des prières quotidiennes.

Mais pour les prières les plus importantes, comme celles pour faire tomber la pluie, après une longue période de sècheresse, ou demander de gagner une guerre après de nombreux combats perdus, ces pratiques religieuses sacrifiaient les plus jeunes et les plus beaux enfants.

C’est ainsi que de nombreuses civilisations précédant les religions, judaïque, chrétienne et musulmane, en guise de « sang pur » sacrifiaient des jeunes filles vierges et des garçons encore impubères.

La plupart du temps, ce n’était pas des enfants d’esclaves, mais ceux des riches seigneurs, ou ceux des chefs qui n’avaient pas su protéger leur peuple d’une catastrophe, comme le pratiquaient entre autres les Aztèques, Mayas, et Incas, pour que le sacrifice acquière plus de valeur aux yeux du dieu invoqué.

Ces victimes innocentes étaient égorgées, pour recueillir leur « sang pur » avant d’être jeté dans le feu. Ce sang étant le principe de la vie qui transporte la spiritualité de l’être, dite : l’âme.

Ainsi, l’âme du sacrifié montait au ciel portée par la fumée.

Sacrifier aux Dieux une prostituée, ou simplement une femme n’étant plus vierge revenait plutôt à se venger d’elle, et à verser du «sang impur » dans l’écuelle sacrificielle à élever au ciel, avant de jeter son contenu dans le feu.

Le sacrificateur qui avait commis un tel acte criminel devait être à son tour tué sans sépulture.

Le sang de ce bourreau devenant par contamination lui aussi « du sang impur » voué à l’enfer, était versé à même le sol.

En 1789, la population rurale représente 78% de la population française et l’école n’est pas encore obligatoire. Le nombre d’analphabètes est alors considérable. Pour celui qui a eu la chance d’aller à l’école, après les premières acquisitions de base : lire, écrire, compter, le très jeune l’écolier abandonne l’école pour aller travailler aux champs ; c’est une question de survie des familles. Il ne lui reste que peu de temps pour l’étude en général et pour l’étude approfondie des textes sacrés.

C’est pourquoi, depuis des siècles, et particulièrement au XVIIIème siècle une interprétation, non pas religieuse, ni judaïque, ni chrétienne, ni musulmane, circulait dans le populaire, indiquait qu’Abraham, avait changé tout ça, en ne sacrifiant pas son fils à Dieu, mais en lui substituant un tout jeune agneau sans péché.

Une interprétation vulgaire du populaire qui ne savait pas lire, ni interpréter les véritables textes sacrés, disait qu’Abraham avait « non pas sacrifié un vieux bouc, puisqu’il était alors, le symbole du diable et de la luxure ; – mais un agneau innocent qui venait de naître ».

Ce rappel explicatif du contexte historique français de 1789, ne porte aucun jugement de valeur, ni manque de respect sur les croyants pratiquant  des sacrifices de moutons qui ne sont pas forcément des agneaux, puisque pour eux l’interprétation des textes n’est pas la même.

Depuis le geste d’Abraham, on ne sacrifie plus d’hommes, ni de femmes pour les prières qui demandent à Dieu le pardon des péchés des hommes, mais d’innocentes victimes animales.

Depuis l’antiquité « le sang pur » comme « l’agneau pascal » désigne toutes les innocentes victimes des tyrans (les populations civiles).

Ainsi, pour les chrétiens,

« Le Christ en croix est le sang pur versé » pour sauver les hommes de leurs péchés.

L’holocauste humain a été réalisé par les tyrans nazis sur les innocentes populations civiles Juives et Tziganes, en les jetant au feu des fours crématoires.

En fait, il ne s’agissait pas de sacrifices religieux pour sauver les péchés des Nazis, mais de génocides qu’on appelle désormais la Shoah.

Hélas, de nos jours encore, d’autres génocides sont commis par d’autres bourreaux au sang impur.

Ce sont ces tyrans là, qui « viennent jusque dans nos bras

égorger nos fils et nos compagnes ! »

 

C’est pourquoi, dans la Marseillaise la phrase :

« Qu’un sang impur abreuve nos sillons »

n’a rien de guerrier, ni de raciste, bien au contraire !

Il s’agit d’une prière laïque, dont l’expression élidée affirme :

« fasse,  qu’il n’y ait que le sang impur

des tyrans, pour abreuver nos sillons,

et rien que lui. »

Ceci est bien précisé et affirmé par le couplet 5 :

5

Français, en guerriers magnanimes,
Portez ou retenez vos coups !
Épargnez ces tristes victimes,
À regret s’armant contre nous. (bis )
Mais ces despotes sanguinaires,
Mais ces complices de Bouillé,
Tous ces tigres qui, sans pitié,
Déchirent le sein de leur mère !

On ne peut pas être plus clair.

 

Contrairement à ce que prétendent les ennemis de la République :

 La Marseillaise n’est pas un chant guerrier,

 mais un chant de défense des citoyens !

 

Avec l’Ancien Régime, la Nation de citoyens n’existe pas, puisque le peuple n’est que sujet du Roi.

Puisque sujet du Roi, le peuple ne dispose ni de la liberté, ni de son libre arbitre.

Il doit toujours se soumettre au seul pouvoir de son roi.

Lorsqu’un conflit se transforme en guerre, seul le roi engage des soldats de métiers (des mercenaires provenant de tous pays).

Chaque roi donne à ses troupes un étendard à ses couleurs, et à son blason à défendre face à l’ennemi.

Une armée de métier combat pour l’étendard du roi qui l’emploie, contre celui d’une autre armée de métier.

Lorsque ces soldats s’en prennent aux innocents, le peuple prend un linge blanc qu’il trempe dans le sang d’une victime.

Cet étendard sanglant est en suite hissé pour l’élever au plus haut des clochers des églises, ou des beffrois, pour qu’il soit vu de loin, afin  d’avertir les populations sans armes qu’elles doivent vite se cacher, pour se protéger des crimes de ces écorcheurs !

La guerre pour le Roi étant terminée, ses mercenaires étant mis au chômage, se transformaient régulièrement en bandits sanguinaires pour rançonner les innocentes populations.

Avec la République, le Citoyen doit se défendre lui-même en se rassemblant en Nation patriotique armée pour repousser l’agression des rois tyranniques coalisés, qui poussent par la contrainte leurs sujets à faire la guerre aux autres peuples et à celui de la République en particulier.

Ces sujets du Roi étranger, à qui l’on n’a pas reconnu le statut de libres citoyens, sont eux-mêmes des victimes, car ils sont dirigés par des tyrans sanguinaires.

La République ne fait pas la guerre aux autres peuples.

Elle fait la guerre à la tyrannie, et contre ceux qui la servent en combattant  les Droits de l’Homme et du Citoyen.

Aux armes, citoyens !

Exprime :

Défendons-nous !

Au nom de nos valeurs :

« de Fraternité, d’Égalité, de Liberté (1) »

Défendons-nous !

 Il ne s’agit pas d’une mobilisation nationaliste militariste ou guerrière, mais d’un cri d’appel patriote à la défense du peuple par le citoyen lui-même, à la défense de tous les peuples, pour les délivrer de la tyrannie qui les oppresse.

1

Allons enfants de la Patrie,
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L’étendard sanglant est levé, (bis )
Entendez -vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras
Égorger vos fils et vos compagnes !

 REFRAIN

Aux armes, citoyens,
Formez vos bataillons,
Marchons, marchons !
Qu’un sang impur
Abreuve nos sillons !

Dans toute l’Europe de l’ancien régime, la Marseillaise est considérée dès sa création, comme un chant de résistance à l’oppresseur, un hymne contre l’esclavage.

2

Que veut cette horde d’esclaves,
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves,
Ces fers dès longtemps préparés ? (bis )
Français, pour nous, ah ! Quel outrage
Quels transports il doit exciter !
C’est nous qu’on ose méditer
De rendre à l’antique esclavage !

REFRAIN

Aux armes, citoyens,
Formez vos bataillons,
Marchons, marchons !
Qu’un sang impur
Abreuve nos sillons !

Cet esclavage que le  tyran Napoléon rétablira !

 3

Quoi ! Des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis )
Grand Dieu ! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !

REFRAIN

Aux armes, citoyens,
Formez vos bataillons,
Marchons, marchons !
Qu’un sang impur
Abreuve nos sillons !

 4

Tremblez, tyrans et vous perfides
L’opprobre de tous les partis,
Tremblez ! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix ! (bis )
Tout est soldat pour vous combattre,
S’ils tombent, nos jeunes héros,
La terre en produit de nouveaux,
Contre vous tous prêts à se battre !

REFRAIN

Aux armes, citoyens,
Formez vos bataillons,
Marchons, marchons !
Qu’un sang impur
Abreuve nos sillons !

5

Français, en guerriers magnanimes,
Portez ou retenez vos coups !
Épargnez ces tristes victimes,
À regret s’armant contre nous. (bis )
Mais ces despotes sanguinaires,
Mais ces complices de Bouillé,
Tous ces tigres qui, sans pitié,
Déchirent le sein de leur mère !

REFRAIN

Aux armes, citoyens,
Formez vos bataillons,
Marchons, marchons !
Qu’un sang impur
Abreuve nos sillons !

6

Amour sacré de la Patrie,
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs ! (bis )
Sous nos drapeaux que la victoire
Accoure à tes mâles accents,
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire !

REFRAIN

Aux armes, citoyens,
Formez vos bataillons,
Marchons, marchons !
Qu’un sang impur
Abreuve nos sillons !

7

Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n’y seront plus,
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus (bis )
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil,
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre !

REFRAIN

Aux armes, citoyens,
Formez vos bataillons,
Marchons, marchons !
Qu’un sang impur
Abreuve nos sillons !

 

La Marseillaise est si peu guerrière,

que Napoléon la fera interdire !

 

Autre scandale :

 

Combien de Français connaissent la totalité de la Marseillaise ?

On change son sens en la tronquant, pour la réduire aux seuls couplets 1 et 6.

C’est une sorte de falsification opérée volontairement par les anti-républicains nationalistes.

C’est un résumé (éventuellement acceptable pour certains républicains pressés ou, d’autres plus libéraux que républicains), qui cependant la connaissent en entier.

Tous les falsificateurs du sens de ses paroles s’évertuent à diffuser des anachronismes pour mieux combattre les valeurs de la république citoyenne.

 

C’est un dur coup porté à la Marseillaise que de la faire chanter par nos jeunes générations, sans jamais leur expliquer le sens réel de ses paroles écrites avec le langage, la culture et les contextes du XVIIIème siècle.

C’est une grave escroquerie pour les jeunes Français de la deuxième ou la troisième génération, qui l’ignorant, s’évertue à répondre aux calomnies anti-républicaines en essayant de recréer des paroles qui sont pourtant déjà inscrites dans les couplets injustement mis à l’écart.

Ces jeunes doivent absolument l’étudier, avant de la chanter en entier.

Ils doivent en faire un succès européen, mondial !

Nous devons absolument la faire écouter, étudier, chanter en entier.

Rendons justice à la Marseillaise contre tous les anti-républicains.

Dénonçons les détournements criminels effectués par les antirépublicains !

 

Madame Manon ROLAND qui joua un rôle considérable dans le parti révolutionnaire des girondins, est morte guillotinée le  8 novembre 1793 à Paris en déclarant :    

« Oh ! Liberté, que de crimes on commet en ton nom !»

Elle n’a jamais prétendu que la Liberté, c’est le crime.

De même, ce n’est pas parce que l’armée française a commis des crimes en servant certains gouvernements de la France, que cela puisse justifier de faire dire à la Marseillaise le contraire du sens de ses paroles.

Si, pour servir un gouvernement, une armée française commet des crimes contraires aux principes énoncés dans la Marseillaise, bien prendre garde à ne pas en incriminer la Marseillaise qui est ici trahie, mais le véritable coupable :  ce gouvernement !

 

Nation citoyenne, la République est en danger, quand on s’en prend à la Marseillaise !

Défendons, nos valeurs humanistes universelles, laïques et républicaines, avec un brun d’humour,  sur le ton contemporain de la « Patrie en danger », en déclarant :

 

Chantons la véritable Marseillaise !

Publions-la !

Expliquons-la !

Chantons-la en entier !

Résistons à la facilité et à la falsification !

Faisons la chanter correctement !

Aux armes de la conscience et de l’esprit, citoyens !

 

Écrit par Christian-Paul LAÎNÉ le 14 juillet 2001.

Texte protégé, déposé à la S.G.D.L.

 

 (1)

 « Fraternité, Égalité, Liberté »

 Pour connaître en détail l’explication de l’inversion de l’affichage des valeurs ; cliquez sur le lien suivant :

https://frategal.wordpress.com/2008/07/26/le-14-juillet-un-petit-rappel-historique/

Pour l’entendre en entier chantée par Grégoire, cliquez sur ce lien :

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Le Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM), nous communique :

26 janvier 2018

 

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L’association « Les Goûts Réunis » nous communique :

22 janvier 2018

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Concert-rencontre avec TM+

12 janvier 2018

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